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Nature morte au couteau noir

Henri Matisse

DETAILS

Henri Matisse, 1896
Nature morte au couteau noir
Huile sur toile, 59 × 81 cm
Musée cantonal des Beaux-Arts

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Le noir trace les axes fondamentaux – basés sur l’orthogonalité – de la composition : couteau disposé parallèlement au bord inférieur du tableau, bouteille déterminant une verticale en son centre. Le blanc est attribué à l’oblique : nappe, et couteau au bord de la table. Sur cette trame se déclinent les couleurs principales du spectre, en différentes tonalités de rouge, jaune, vert et bleu.

Dans cette œuvre de jeunesse se décèlent les influences si contradictoires de Cézanne et de Renoir, mais surtout de Chardin que Matisse a tant admiré et copié au Louvre. Quelques morceaux de bravoure – les reflets dans le verre, le pot et la bassine en étain – témoignent aussi de son intérêt pour la nature morte hollandaise du XVIIe siècle. Nature morte au couteau noir est un jalon important sur le chemin parcouru par le peintre des valeurs tonales à la couleur pure dans les années 1895-1900. Prélevant des touches grasses dans une palette pâteuse, Matisse libère la couleur qui gagne en autonomie. «C’est un tableau que j’estime comme très important dans mon œuvre», affirmait l’artiste en 1951 dans une lettre à Ernest Manganel, alors directeur du musée lausannois.

Ce tableau s’inscrit dans une série comprenant, entre autres, la Nature morte au pichet (vers 1896, Le Havre, musée Malraux), et deux Nature morte au Schiedam (1896, Moscou, musée Pouchkine ; 1896, Le Cateau-Cambrésis, musée Matisse). La table disposée obliquement se retrouve dans deux œuvres contemporaines intégrant la nature morte à une scène de la vie quotidienne, en collection particulière : La serveuse bretonne (1896), qui montre la même nappe au liseré rouge, et La Desserte (1897).

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